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Where the sailor spends his hard-earned pay

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Julien Duvivier, La Fin du jour (1939)

(Cinémathèque, 10 avril)

Voir ce film est une chance insigne, car les ayants-droit en rendent la diffusion quasiment impossible… Grâces soient donc rendues à la Cinémathèque, car La Fin du jour est le meilleur des films de Duvivier que j’ai vus à ce jour (malgré La Bandera et La Belle Équipe, malgré La Chambre ardente pour lequel j'ai une tendresse irrationnelle), et c’est un chef-d’œuvre.

Film sur les acteurs et la comédie, il évoque une pension pour acteurs retraités, dans laquelle les passions, rancœurs et jalousies s’exaltent dans une atmosphère de folie douce. Deux des plus grands acteurs français du XXe siècle sont présents et s’en donnent à cœur joie : Louis Jouvet (qui ouvre le bal au début du film, en surjouant délicieusement les fameuses dernières lignes d’Antony : « Elle me résistait, je l’ai assassinée ! »), et surtout Michel Simon, dans un rôle en or d’acteur raté, où abondent les sarcasmes sanglants et les brocards assassins envers ses collègues dont il est jaloux. Victor Francen n’est pas en reste, avec un rôle beaucoup plus sérieux et finalement tragique.