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Expériences cinématographiques

Asghar Farhadi, Une Séparation (Jodaeiye Nader az Simin, 2011)

(Versailles, 12 juillet)

Je peux dire sans me tromper n’avoir vu que très peu de films réussissant de façon aussi éblouissante à intégrer une intrigue riche et passionnante dans un cadre naturaliste. Dans Une Séparation, il est question d’un couple, Nader et Simin, sur le point de se séparer à cause d’une bête histoire de voyage à l’étranger dont rêve Simin. Leurs difficultés sont encore considérablement compliquées au moment où leur femme de ménage, enceinte, est bousculée dans l’escalier par Nader qui la soupçonne d’avoir maltraité son père grabataire et de lui avoir volé de l’argent.

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Jean Eustache, Une Sale Histoire (1977)

(Grand auditorium de la BNF, 6 juillet 2011)

Film unique en son genre, où la même histoire nous est racontée deux fois d’affilée, la première fois par Michael Lonsdale, la seconde fois par Jean-Noël Picq (que je ne connaissais jusqu’ici que par son apparition dans La Maman et la putain). La première version est jouée, la seconde est plus proche du documentaire, c’est la version originale, puisque les personnes qui sont assises en face de Picq ignorent le contenu de l’histoire en question, leurs réactions sont donc improvisées.

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Ernst Lubitsch, Le Lieutenant souriant (The Smiling Lieutenant, 1931)

(Cinémathèque, 24 septembre)

Il n'y a plus à tergiverser : ce film compte bien parmi mes films préférés ! Je l'avais vu une première fois dans l'ancienne Cinémathèque il y a une dizaine d'années, à une époque où je me pâmais d'amour pour Miriam Hopkins et où je supposais donc que mon jugement pût être quelque peu diminué par cette folle passion. Aujourd'hui revenu des hauteurs d'icelle, je puis me montrer plus impartial. Mais en l'occurrence, rien à faire : ce film est un chef-d'œuvre. Il nous raconte l'histoire du lieutenant Niki (Maurice Chevalier), un fringant officier viennois amoureux d'une petite joueuse de violon, Franzi (Claudette Colbert), mais qui par accident, lors d'une parade organisée en l'honneur du roi de Flausenthurm (un royaume de poche fictif aux portes de l'Autriche), outrage la princesse de Flausenthurm, Anna, (Miriam Hopkins) en lui faisant un clin d'œil. Des difficultés s'ensuivent, la princesse étant une petite vierge sotte qui finit par exiger d'épouser Niki malgré qu'il en ait. Une fois marié de force, Niki fait la grève du sexe, désespérant la princesse Anna et le roi son père. C'est finalement Franzi qui trouvera un moyen d'intéresser lubriquement Niki à sa royale moitié.

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Ernst Lubitsch, Parade d'amour (The love parade, 1929)

(Cinémathèque, 3 septembre)

Lubitsch tourne en 1929 son premier film parlant, Parade d'amour, une comédie musicale qui met en vedettes Maurice Chevalier et Jeanette McDonald. Le gars de Ménilmuche joue un diplomate de Sylvanie (une monarchie imaginaire d'Europe centrale), le comte Alfred Renard, qui vit à Paris, où ses frasques amoureuses scandaleuses finissent par le faire rapatrier de force. Aussitôt rentré au pays, la reine Louise (Jeanette McDonald) le convoque et succombe à son charme et à la perspective de mettre dans son lit un amant expérimenté, ayant connu à Paris tant de bonnes fortunes... Le comte finit donc prince consort, et c'est là que les véritables ennuis commencent, puisque la reine le tient à l'écart de tous les sujets sérieux et ne semble s'en servir que comme d'un jouet sexuel ; le comte, frustré, se rebelle et tente de prendre le pouvoir dans le couple.

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Powell & Pressburger, Une question de vie ou de mort (A matter of life and death, 1946)

(DVD, 26 juillet)

Dans mon parcours de cinéphile, ce film occupe une place de choix, et peut-être la plus importante, car c'est sans doute lui qui a joué le plus grand rôle dans l'éveil de mon amour pour le cinéma. Je pense l'avoir vu quatre ou cinq fois entre mes douze et mes vingt ans. Après une dizaine d'années sans le voir, mon émotion est intacte, devant sa drôlerie, son mélange de fantastique et de mélodrame (mélange ô combien périlleux, souvent imité, au risque des catastrophes que l'on sait, même si par ailleurs il a pu donner des chefs-d'œuvre comme Le Ciel peut attendre de Lubitsch et L'aventure de Mme Muir de Mankiewicz), le charme du couple David Niven-Kim Hunter (mon premier béguin de cinéma ?), ses effets spéciaux désarmants, sa peinture d'un paradis agnostique...

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