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Expériences cinématographiques

Yasujirô Ozu, Conte de Tokyo (Tôkyô Monogatari, 1953)

(DVD, 21 juillet)

Évidemment, celui-là je savais dès le départ que j'allais l'aimer : j'aime le cinéma japonais, j'aime la langue japonaise, surtout telle qu'elle est parlée dans les films d'Ozu, et j'adore Setsuko Hara, une de mes actrices préférées, à côté de Gene Tierney, Jeanne Balibar, Miriam Hopkins et d'autres. Conte de Tokyo raconte le voyage à Tokyo d'un vieux couple habitant en province (le père est joué par Chishû Ryû, acteur fétiche d'Ozu tout comme ma chère Setsuko), venu y retrouver deux de ses enfants (un petit médecin de banlieue, marié et père de deux enfants, et une coiffeuse) et leur bru Noriko (Setsuko !), veuve de leur fils mort huit ans plus tôt à la guerre.

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Juraj Herz, L'Incinérateur de cadavres (Spalovac mrtvol, 1969)

(Cinémathèque, 18 juillet)

Ce film tchèque incroyable nous raconte l'histoire de M. Kopfrkingel, heureux propriétaire d'un crématorium dont il vante les mérites lors de soirées mondaines et pour lequel il organise une campagne de publicité en faveur de la crémation. Quand un ami rappelle à Kopfrkingel que celui-ci a "une goutte de sang allemand" dans les veines et qu'il s'agit de prendre résolument parti pour les Allemands (on est en pleine Seconde Guerre mondiale), Kopfrkingel décide d'orienter l'utilisation de son crématorium dans le sens des visées du Troisième Reich, se rappelant opportunément que sa femme a une moitié de sang juif, et que ses enfants sont par conséquent un quart juifs : il procédera donc à l'élimination systématique de sa famille.

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Riccardo Freda, L'Effroyable Secret du Dr Hichcock (L'orribile segreto del Dr. Hichcock, 1962)

(Cinémathèque, 14 juillet)

Voilà un très réjouissant film d’horreur frénétique, où se mélangent allègrement nécrophilie, souterrains parsemés de restes humains, une supposée morte-vivante, une gouvernante maléfique, un parc brumeux à souhait, etc. Tout cela fourré à toute force dans un scénario échevelé qui fait la part belle aux scènes choc.

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Sergio Martino, Toutes les couleurs du vice (Tutti i colori del buio, 1972)

(DVD, 13 juillet)

On ne peut décidément que regretter que les « gialli » italiens des années 60 et 70 n’aient plus aujourd’hui de descendance, tant leur esthétique étrange et perverse inspire de plaisir au spectateur, avec leur expressionnisme, leurs effets de répétition hystériques, leur frénésie, leurs intrigues ahurissantes, leur accompagnement sonore pop et psychédélique… Seul Quentin Tarantino, aujourd’hui, se réclame encore de cette veine.

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Mario Bava, Les Trois Visages de la peur (I tre volti della paura, 1963)

(DVD, 2 juillet)

Ce film à sketches comprend trois récits inspirés de Maupassant, Tolstoï et Tchekhov. Le premier, « Le téléphone », raconte l’histoire d’une femme harcelée au téléphone par un tueur récemment évadé de prison et qui veut se venger d’elle ; le second, « Les Wurdalak », évoque une race de vampires dans un décor slave ; et le troisième, « La goutte d'eau », raconte le vol, par une infirmière, d’une bague se trouvant sur le corps du cadavre d’une vieille femme qui ne se laissera pas dérober son bien si facilement. Le premier récit ressortit au domaine de l’étrange, le second est du fantastique gothique à l’intrigue merveilleusement classique, le troisième pratique un fantastique sordide et ironique à la Maupassant (c'est censé être le sketch inspiré de Tchekhov, mais j'ai un doute...).

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